Identifier les failles OWASP Top 10 sur une application web
L'OWASP Top 10 n'est pas une checklist magique, mais un excellent cadre de travail pour organiser un audit. L'idée est simple: passer chaque catégorie en revue avec des cas de test reproductibles et des preuves concrètes.
Préparer le périmètre
Liste les URL, les rôles utilisateurs, les flux sensibles (connexion, paiement, upload, administration) et les environnements autorisés au test. Sans ce cadrage, les résultats restent incomplets.
A01 – Contrôle d'accès défaillant
Tente d'accéder à des ressources d'autres utilisateurs en modifiant un ID, un paramètre de route ou un token. Vérifie aussi les endpoints d'admin en étant connecté avec un compte standard.
A02 – Cryptographie insuffisante
Cherche des mots de passe stockés en clair, des tokens non expirants, des algorithmes faibles ou l'absence de TLS sur des flux internes critiques.
A03 – Injections
Teste les entrées utilisateur côté recherche, filtres, formulaires, en-têtes HTTP. Les payloads doivent rester contrôlés et documentés.
A04 à A10 – Ce qu'on oublie souvent
- Mauvaise configuration sécurité (headers manquants, debug actif).
- Composants vulnérables non patchés.
- Authentification faible et gestion de session fragile.
- Journalisation insuffisante en cas d'incident.
Format de restitution recommandé
Pour chaque faille: contexte, prérequis, preuve, impact métier, sévérité, recommandation technique et priorité de correction. Un bon rapport doit être actionnable dès la première lecture.
Astuce: associe chaque vulnérabilité à un ticket de correction avec une date cible et un responsable. Sans propriétaire, une faille reste souvent ouverte.